Tout ce qu’il faut retenir de l’actualité de la semaine. Tout ce qu’il faut savoir des dernières rumeurs et des infos insolites.
Le Debriefing F1
- JL Roy et Patrick Rivet reviennent sur la victoire de Lewis Hamilton, l’erreur de Sebastian Vettel qui a provoqué la collision avec Jenson Button, les sorties de la voiture de sécurité… Pour voir la vidéo, cliquer ici.
- JL Roy et Patrick Rivet de Motors TV reviennent sur la situation au championnat après le GP de Belgique et le duel entre Lewis Hamilton et Mark Webber, Renault comme quatrième force, les difficultés de Ferrari et Fernando Alonso. Pour voir la vidéo, cliquer ici.
L’actu de la semaine en bref
Les résultats
- F1. Lewis Hamilton remporte le Grand Prix de Belgique, devant Mark Webber et Robert Kubica. Au championnat, le pilote McLaren possède trois points d’avance sur le pilote Red Bull, tandis que Sebastian Vettel, Jenson Button et Fernando Alonso ne marquent pas de point. Pour en savoir plus sur la course, cliquer ici.
- GP2. Pastor Maldonado s’est montré le plus fort le samedi, tandis que Sergio Perez s’impose dans la deuxième manche à Spa.
- GP3. Adrien Tambay s’adjuge la deuxième course à Spa, resté en pneus slick sur une piste mouillée. Robert Wickens avait gagné la veille.
- F3 britannique. Jean-Eric Vergne étrenne son titre par une 13e victoire cette saison à Snetterton, sur piste mouillée. Gabriel Dias et Adriano Buzaid se partagent les deux autres manches.
- IndyCar. Dario Franchitti s’impose à Chicagoland devant Dan Wheldon et Marco Andretti.
- IRC. Freddy Loix ressort vainqueur du rallye de République tchèque et devance Juha Hänninen et Pavel Valousek.
- ALMS. Romain Dumas et Klaus Graf s’imposent à Mosport devant David Brabham et Simon Pagenaud. Pour plus d’infos, cliquer ici.
- GT1. Thomas Enge et Darren Turner ont dominé la course du Nürburgring, devant la Lamborghini de Peter Kox et Christopher Haase.
- MotoGP. Dani Pedrosa ressort vainqueur du Grand Prix d’Indianapolis, devant Ben Spies et Jorge Lorenzo. Pour en savoir plus sur la course, cliquer ici.
- Moto2. Toni Elias remporte à Indianapolis son troisième succès d’affilée, devant Julian Simon et Scott Redding.
- 125cc. Nicolas Terol devance à Indianapolis Sandro Cortese et Pol Espargaro.
Le reste de l’actu
- F1. Felipe Massa n’était pas bien placé sur sa ligne de départ. Pour voir la vidéo, cliquer ici.
- F1. Nabil Jeffri, 16 ans, engagé par Lotus, devient le plus jeune pilote essayeur de l’histoire.
- WRC. Yvan Muller sera engagé au rallye de France sur une Xsara AUTOMECA/Motors TV. Pour plus d’infos, cliquer ici.
- WRC. Michelin se dit intéressé par un retour en rallye. Pour plus d’infos, cliquer ici.
- WRC. Selon une information AUTOSPORT, Kris Meeke pilotera pour MINI en 2011.
- WRC. Selon une information AUTOSPORT, Pirelli quitte le rallye à la fin de la saison. Pour en savoir plus, cliquer ici.
- ALMS. L’ALMS se rendra à Baltimore du 2 au 4 septembre 2011 pour courir une nouvelle manche en ville.
- Moto. Peter Lenz, un pilote américain de treize ans, est décédé lors d’une course réservée aux jeunes espoirs, en lever de rideau du GP d’Indianapolis.
- MX. La FIM a publié la liste des nations et pilotes sélectionnés pour le Motocross des Nations. Pour plus d’infos, cliquer ici.
Les déclarations
- F1. « Tout d’abord, je suis désolé, Ce n’était pas mon intention de détruire sa voiture et la mienne. J’étais proche et j’étais plus rapide que lui. Je savais que Robert se rapprochait et qu’il allait nous doubler dans la ligne droite car nous n’étions pas les plus rapides. J’ai été proche à plusieurs reprises mais jamais assez proche, malheureusement. J’ai essayé de le doubler au freinage, par l’extérieur. Lorsque j’ai croisé de l’intérieur vers l’extérieur, j’ai perdu le contrôle de la voiture sur un freinage sur une bosse ».
Sebastian Vettel, à propos de l’accident avec Button
- F1. « C’est trop facile de dire qu’il s’agit d’un incident de course, aurait-il affirmé selon GP Update. C’est la réponse simple. Il semble que Sebastian soit juste trop impétueux. Regardez l’incident avec son propre coéquipier, ceux qui l’ont mis en-dehors de la course. C’est bien d’attaquer, c’est bien d’être efficace. Il y a plusieurs maximes en sport auto et l’une d’elles dit que, pour finir premier, il faut d’abord finir. S’il ne gagne pas le championnat cette année et s’il se demande pourquoi, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. C’est une chose de se mettre soi-même en-dehors de la course, c’est une autre de gâcher celle de son coéquipier ou d’un membre d’une autre équipe. Cet accident aurait pu être évité et il a beaucoup de chance de s’en sortir avec un simple « drive through ». Ron Dennis, GP Update, à propos de l’incident Vettel/Button
- F1. « Une erreur de plus et le championnat ne sera plus à portée. Ensuite, il faudra que tu pilotes pour ton coéquipier, ce qui serait la punition ultime. La pression peut paralyser car tout le monde attend de toi d’être devant et que tout autre chose équivaut à une déception » Niki Lauda, Bild
- F1. « Je n’excuse pas les erreurs- j’ai déjà dit que la F1 n’était pas une école – mais je pense qu’on peut les comprendre » David Coulthard, Daily Telegraph
- F1. Les cinq sont encore dans la course et l’écart peut être trompeur. En effet, il peut sembler important, mais en réalité, il peut se réduire très rapidement du fait du nouveau système de points. Il reste 150 points à distribuer et il est un peu prématuré d’évoquer tout cela maintenant » Christian Horner, à propos de l’attribution du numéro 1 chez Red Bull
- F1. « Le tracé n’est pas encore fini, mais il le sera. Bien sûr le délai est court. Il est toujours court. Pour tous les circuits de F1, il y a une date et si le temps est mauvais ou autre, on ne peut pas reporter la date. »
Hermann Tilke, AUTOSPORT, à propos su futur circuit en Corée
- WRC. « Nous sommes très heureux de la coopération avec Jean Todt et la FIA. Dans deux ou trois ans, on verra un intérêt grandissant des spectateurs pour le rallye. Nous sommes plus qu’intéressés, a-t-il déclaré. Lorsqu’on presse sur le bouton, on a besoin d’environ deux ans. Donc, si on se décide dans les prochains mois, on pourra être là en 2013 ou 2014″ Volkswagen, à propos de son entrée en WRC
- « A partir du moment où j’espère finir, ce qui est le premier vrai objectif, le deuxième sera d’être dans le Top 15 final. » Pour lire l’intégralité de l’interview, cliquer ici. Yvan Muller, à propos de sa participation au rallye de France
Un film documentaire sur la carrière d’Ayrton Senna sortira dans les salles de cinéma en septembre, avec l’entière collaboration de la FOM et de la famille du Brésilien qui ont ouvert leurs archives au scénariste Manish Pendey.
Après six ans d’absence, le Joe Bar Team fait son retour avec le tome 7, cette fois sous la plume de Pat Perna et le crayon de Jenfèvre, le 8 septembre.
Créés par Bar2 en 1990 puis repris en alternance par ‘Fane, les motards les plus célèbres de la BD reviennent six après sous la plume de Pat Perna et le crayon de Jenfèvre, soutenus par Bar2 et ‘Fane. Jérémie Lapurée, Pierrot Lafouine et Paul Position n’ont pas beaucoup grandi mais ils ont troqué leurs anciens engins contre des motos plus modernes qui mettront les radars au défi. Mais fidèles à leur devise : « Quand les rétros passent, tout passe. »
Joe Bar Team Tome 7
De Pat Perna, Henri Jenfèvre, Bar2 et ‘Fane
Vents d’Ouest
Yvan Muller sera au départ du Rallye de France dans un mois dans le cadre du WRC ! L’Alsacien, sur ses terres, sera au volant d’une Citroën Xsara aux couleurs Motors TV. Il nous confie en exclusivité son objectif pour ce rendez-vous d’ores et déjà immanquable…
Pourquoi un tel engagement ?
C’est le résultat de plusieurs choses… J’ai toujours relevé des défis dans ma carrière, j’ai toujours fait des choses différentes et là c’est l’occasion de faire quelque chose d’encore différent. Je n’ai fait que cinq rallyes dans ma vie, au niveau régional ou national. Là, ce sera au niveau mondial et en plus c’est en Alsace ! Il y avait quelque chose à faire et entre moi, l’équipe Automeca, Motors TV, sans oublier mon employeur actuel Chevrolet qui n’a pas mis de veto, on s’est tous mis d’accord pour se lancer dans cette opération…
Quel est ton objectif ?
A partir du moment où j’espère finir, ce qui est le premier vrai objectif, le deuxième sera d’être dans le Top 15 final.
Räikkönen prouve cette année que le WRC n’est pas facile…
Bien sûr ! C’est une discipline qui a ses particularités et que tout le monde, même champion du monde F1, n’est pas forcé d’avoir naturellement. Si Loeb devait aller en F1, ce serait dur pour lui. On le voit avec Raikkonen, il ne faut pas sous-estimer la tâche qui m’attend…
Comment vas-tu procéder pour tes notes ?
Ca, c’est un sujet sensible ! Sur les cinq rallyes que j’ai déjà faits, j’ai déjà changé trois fois de méthode ! Là, je crois que je vais essayer encore autre chose… En fait, actuellement, quand je suis dans ma voiture, sur des petites routes, j’essaye de m’entraîner aux notes et je crois que je vais adopter pour quelque chose d’assez simple, en évaluant les virages de 1 à 6 en fonction de leur rapidité… On aura donc des notes du genre « droite 3, gauche 2 » par exemple…
Le WRC, ça te tente vraiment ?
Tu sais, j’ai fait plusieurs fois la Course des Champions et à chaque fois on avait des voitures WRC. La dernière fois, avec des Focus WRC, j’avoue que j’ai vraiment bien apprécié et je me disais que je voulais vraiment essayer pour de vrai. Ca va donc être le cas, même si certains ont essayé de m’en dissuader, arguant du fait que je ne serai pas compétitif etc… Tant pis, je n’y vais pas pour la gagne, on a aussi le droit de se faire plaisir à piloter une superbe Xsara WRC en championnat du monde !
Tu seras aux couleurs Motors TV…
La déco est superbe et la voiture va se voir. Entre Motors TV et moi, c’est une longue histoire de dix ans, avec beaucoup de courses et de championnats où je me trouvais qui étaient diffusés… On peut dire que c’est une bande de copains, non ?
Michelin pourrait retrouver le championnat du monde des rallyes, après cinq ans d’absence.
Alors qu’est fixée à aujourd’hui, pour les manufacturiers, la date butoir pour informer la FIA de leur intention de fournir le championnat, Nick Shorrock, le directeur du département compétition de Michelin, confirme au magazine Autosport la volonté de la marque de revenir en WRC.
Le 13 septembre, la Fédération internationale de l’automobile fera savoir aux manufacturiers intéressés si elle les autorise ou non à fournir le plateau du WRC. Plusieurs marques pourront équiper plusieurs équipes. Pirelli n’a toujours pas annoncé s’il poursuivait son engagement avec le rallye mais n’est pas favorable à la compétition entre manufacturiers.
Yvan Muller, champion du monde WTCC, participera au rallye de France au volant d’une Xsara engagée par AUTOMECA et Motors TV.
Terre d’origine de Sébastien Loeb, l’Alsace a également vu grandir un autre champion du monde : Yvan Muller. Glace, karting, monoplace, berline, rallye, on peut dire de lui qu’il est l’un des pilotes les plus titrés et les plus talentueux de la scène des voitures de tourisme.
A l’occasion du Rallye de France, CHEVROLET accorde au Champion du monde du WTCC un bon de sortie pour une manche en WRC. Co-piloté par Gilles Mondésir, le pilote Chevrolet se lance un nouveau défi avec comme toujours, l’envie de sortir des « circuits battus ». « Si le circuit est devenu ma spécialité, j’attache de l’importance aux expériences nouvelles. C’est un plus. Le rallye à haut niveau me faisait envie et aujourd’hui je suis très heureux de voir ce projet se concrétiser sur le Rallye de France. Une très belle occasion aussi de découvrir les routes de ma région natale ! », précise Yvan Muller.
Jean-Luc Roy, Président Directeur Général de MOTORS TV n’a pas hésité une seconde à soutenir Yvan Muller pour le Rallye de France : « En tant que diffuseur principal des épreuves du WRC en France et en Europe, Motors TV ne pouvait pas laisser passer cette formidable opportunité de permettre à Yvan de rouler sur ses terres, devant son public et ses amis. Yvan est un ami de Motors TV depuis très longtemps, puisque nous avons longtemps diffusé ses exploits en BTCC et en V8 Supercars, nous sommes ravis d’être associés à cette belle aventure. »
Il m’est bien difficile, voire totalement impossible, de vous raconter en quelques mots, en quelques lignes, ou même en quelques pages, ce que je retiens d’important dans ces dix premières années de l’histoire de MOTORS TV.
Mais je vais pourtant essayer de vous raconter quelques anecdotes, de donner quelques coups de projecteurs sur des évènements marquants, ou des détails qui m’ont frappé.
La genèse
J’adore cette formule un peu provocatrice, à prendre au premier et au deuxième degré : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, et il n’est pas nécessaire de réussir pour persévérer ! ». Si on l’analyse et qu’on essaie de comprendre ce qui se dissimule derrière les mots, on peut aussi en déduire que les projets les plus fous doivent être tentés, et que les difficultés ne doivent jamais nous inciter à lever le pied…
C’est exactement ce que je fais depuis…23 ans maintenant, et même un peu plus tôt.
En fait, pour expliquer la création de MOTORS TV, il faut revenir en 1986, au lancement de La Cinq, cette chaîne malheureusement disparue en avril 1992, qui avait innové dans bien des domaines, notamment dans celui de sa programmation. La Cinq misait fortement sur le sport et particulièrement les sports mécaniques, grâce à Pierre Cangioni, le patron des sports sur La Cinq, notre « maître à tous » pour la belle équipe réunie autour de lui avec Christian Prudhomme, Eric Bayle, Philippe Bruet, Noël Carles, Jacques Perotte, Frédéric Viger et quelques autres, avec qui j’ai pu organiser la couverture des Paris-Dakar, commenter les GP moto, la Formule 3000, et produire de nombreuses émissions permettant de lier mon métier de journaliste, et de producteur, et ma passion pour les sports mécaniques.
J’ai donc eu la chance de commencer à travailler à la télévision en février 86, après avoir déjà accumulé une solide expérience en presse écrite et en radio, et j’ai été amené à créer une agence de presse audiovisuelle en septembre 1987, Moteur Productions, afin de produire des émissions de sports mécaniques « clefs en main »pour La Cinq, c’est ainsi que la chaîne souhaitait fonctionner.
Moteur Productions a bien failli disparaître avec La Cinq, mais à force de sacrifices et d’opiniâtreté, l’aide et le soutien très efficace de mes parents, nous avons négocié ce virage dangereux pour accélérer de nouveau très fort avec Eurosport, qui a pris son envol en 1992, et avec qui nous sommes montés en puissance.
En 1996, le lancement des plateformes CanalSat et TPS m’a mis ouvert des perspectives, et j’ai commencé à réfléchir très fortement à un projet assez fou : lancer une chaîne internationale qui ne traiterait que des sports mécaniques et deviendrait la véritable référence des passionnés. Entre-temps Charles Biétry m’avait appelé en 1996, pour monter le fabuleux projet de « Kiosque F1 » sur Canal, où nous avons pu, avec mon ami et complice Patrick Tambay, et toute une équipe de fondus, nous régaler avec près de 13 heures de direct par week-end de F1, 7 puis 6 canaux différents disponibles, bref, le rêve pour les malades de F1 jusqu’en 2002.
Depuis 1997, ma décision était prise, j’allais préparer en toute discrétion le projet de chaîne dans ses moindres détails. J’allais m’appuyer sur la quinzaine de personnes compétentes et passionnées qui m’entouraient à Moteur Productions, pour créer la base de cette nouvelle chaîne que j’allais naturellement nommer « MOTORS TV », puisque je produisais depuis plusieurs années une émission hebdomadaire dénommée Motors, pour Eurosport.
J’ai présenté ce projet à l’un de mes meilleurs amis possédant une grande expérience des média et de la publicité, et après étude de ce dossier, il m’a accordé sa totale confiance et son soutien financier. Dix ans plus tard, il est toujours là, solide et discret, son soutien nous a permis de surmonter les évènements les plus rudes et de réussir ce pari très audacieux.
Un départ retardé, pour mieux accélérer
Afin de profiter au mieux de l’effet de surprise, il fallait rester très discret, jusqu’à ce qu’un autre ami me conseille de présenter mon projet dans les colonnes d’un grand quotidien national, afin de lui donner de la crédibilité. J’ai, malheureusement, suivi ce conseil et expliqué le contenu de cette nouvelle chaîne consacrée à l’auto, à la moto, au bateau, à l’avion et à tous les engins à moteur, sous toutes leurs formes…
Vingt-quatre heures plus tard un gros éditeur de multiples chaînes rebaptisait, sans aucun scrupule, l’une de ses chaînes afin de « parasiter »mon projet et de brouiller les pistes, à tel point que j’ai reçu plusieurs dizaines de messages de félicitations d’amis croyant en toute bonne foi qu’il s’agissait du lancement de ma propre chaîne…D’une certaine manière, cet affairiste sans scrupule m’a appris une leçon : ce monde audiovisuel est une véritable jungle où tous les coups sont permis, j’allais m’en souvenir à l’avenir.
Tout était prêt pour un lancement le 28 mai 1999, à l’occasion des fameuses 500 Miles d’Indianapolis, que j’avais commentées en direct pour Canal avec Patrick Tambay à plusieurs reprises, et qui étaient disponibles cette année-là. Mais à moins de 48 heures du lancement, un simple coup de fil m’apprenait que la principale plateforme satellite en France, refusait de nous rémunérer pour de vagues raisons de droits de la Ligue 1 trop élevés, c’est ce qu’on appelle des « dégâts co-latéraux ».
Il n’y avait donc qu’une solution : retarder notre lancement jusqu’à ce que nous ayons pu travailler sur la version internationale, afin de la lancer simultanément avec la version française de MOTORS TV, ce que nous sommes parvenus à faire le 1er septembre 2000.
Un moment évidemment très émouvant, la concrétisation de plusieurs années d’efforts pour toute l’équipe, pour laquelle j’avais pu recruter des journalistes compétents et des amis tels que Patrick Rivet, venu de l’Equipe, et Laurent-Frédéric Bollée, venu de France Télévisions, pour compléter notre solide équipe de Moteur Productions avec Frédéric Viger pour les programmes, Dominique Sauvêtre pour les partenariats, Xavier Boutantin et Laurent Le Rouzic en charge de la production. Les positions, après dix tours…
Dix ans plus tard, l’équipe s’est étoffée et nous sommes aujourd’hui 35 pour fabriquer trois signaux distincts de MOTORS TV, un pour la France, un pour le Grande Bretagne et un pour l’international, soit les 36 autres pays d’Europe, puisque notre chaîne est aujourd’hui distribuée dans 38 pays en 6 langues, auprès de 18 millions de foyers. Nous avons diffusé toutes les disciplines de sports mécaniques au monde, soit 80 championnats différents, en direct ou en différé, sous forme de magazines, de documents ou d’émissions variées, sur l’un ou l’autre de nos signaux en fonction des droits.
La technologie a beaucoup évolué depuis le début du siècle, le numérique a totalement supplanté l’analogique, le 16/9ième s’est imposé, la HD est en train de devenir indispensable, et la VOD permet de consommer les programmes et de créer sa propre télévision.
MOTORS TV, grâce à sa réactivité, à la compétence de ses équipes et à une capacité de travail guidée par la passion, profite pleinement de ces évolutions rapides et les utilise pour mieux proposer ses programmes.
Pour signer de belles trajectoires, freiner plus tard, accélérer plus tôt, bref réaliser les meilleures performances, la passion et le courage ne sont peut-être pas indispensables, mais ils y contribuent grandement.
Pourtant, en moins de dix ans, nous avons dû faire face, comme d’autres, à l’explosion de la « bulle internet » en 2001, à la guerre en Irak en 2003, et à la plus grande crise économique mondiale depuis 70 ans…c’est beaucoup quand on monte en puissance et qu’on souhaite surfer sur une vague positive.
Même si l’époque est difficile, pour beaucoup, dans un grand nombre de domaines, si la situation économique est tendue, l’implication totale et la détermination font toujours la différence. Je pense que certains sont parfois battus par eux-mêmes, parce qu’ils se découragent et lâchent le volant, ou le guidon, alors qu’il y a toujours de l’espoir, qu’il reste encore une solution, même si c’est la dernière.
Avec son concept clairement défini et bien exploité, la base solide et performante et une large distribution, MOTORS TV est bien armée pour la prochaine décennie, et ses propres records sont faits pour être battus.
Pour paraphraser la formule utilisée par une prestigieuse marque de voitures de sport allemande : « la seule compétition qui ne cesse jamais, c’est celle qu’on se livre à soi-même ! ».
Merci de nous être fidèles et d’être de plus en plus nombreux, dans tous les pays, à suivre les programmes de MOTORS TV, c’est une histoire de passion avant tout, entre vous et nous.
Une vidéo amateur montre que Felipe Massa était placé au-delà de son emplacement sur la grille de départ, lors du Grand Prix de Belgique. La direction de course, elle, n’a rien vu…