James est américain. James, de retour du MIP a Cannes et avant de repartir vers Los Angeles, est venu nous rendre visite. Et James a raconté. Il a vécu, non pas un affront mais tout de même un camouflet en changeant ses dollars durant son court séjour. 60 € contre 100 dollars. Dur. Et d’autant plus qu’il les a tout de suite dépensés dans un plein de carburant ! Cela lui a fait tout drôle, à James !
Derrière cette presque péripétie, se cache, insidieux, un des plus grands scandales du moment : le prix du baril de pétrole qui, si ça continue, deviendra un baril de poudre. On se fait plumer. on se fait voler, spolier. Froidement. Impertubablement. Car aujourd’hui le prix du baril n’augmente pas seulement pour raison de production, de pénurie, de jeu de l’offre et de la demande. Non, il augmente essentiellement parce que le dollar baisse.
Rappelez-vous l’époque où nous payions le baril entre 60 et 80 dollars… soit environ, entre 60 et 80 Euros grâce à la quasi-parité des deux monnaies. Aujourd’hui, le baril avoisine les 116 dollars. Prenez votre calculette : 72,60 € !!!! Si on arrondit à 120 : 75,80 €… N’en jetez plus. “Moralité”, si vous me permettez l’utilisation ‘un mot n’ayant plus cours dans le vocabulaire du monde économique : nous ne devrions pas subir, quasi-quotidiennement, la moindre augmentation du prix des carburants à la pompe. Et pourtant…
Et pourtant, ça n’arrête pas. Les compagnies pétrolières font des bénéfices astronomiques, sinon indécents. L’état en profite, avec les taxes, pour renflouer les caisses. Nous, on paye… Ça sent le mazout, non? Autant, sans doute, que la transformation de zones céréalières destinées à la nourriture en champs dédiés à la fabrication de carburants verts. Pas très reluisant non plus quand le prix des matières premières s’envolent et que naissent, ça et là, des émeutes contre la faim. J’aime l’automobile, la course est ma passion et je fuis les discours parfois intégristes des écologistes. Mais là, j’ai un peu honte.
credit photos: futureAtlas via FlickR
Tags: essence
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Très bon point de vue! Effectivemment, avec tout ça, on est un peu comme des moutons…
Bien d’accord avec cet article! Aujourd’hui mieux vaut donc être touriste européen aux US que l’inverse, mais l’avion c’est pas écolo non plus…
Malheureusement, je fais partie de ceux qui n’ ont pas le choix et DOIVENT absolument utiliser leur voiture pour aller travailler, car contrairement aux paroles d’ une certaines ministre, je me vois mal partir au travail à vélo dans le froid et la nuit pour 26 km A/R….
tout a fait d’accord avec cet article et très bonne analyse de la situation actuelle .