F1:Denis Chevrier:Mon avis sur le circuit de Melbourne

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Circuit:  Ce circuit, inchangé par rapport à l’année dernière,  développe 5,303km , ce qui le positionne dans la petite moyenne (onzième plus long de la saison). Il n’est pas permanent, matérialisé pour le GP autour d’un lac dans un parc (Albert Park) en proche périphérie de Melbourne. La moyenne sur un tour de l’ordre de 225 km/h le situe dans le Top 5. Son revêtement est assez bosselé.

 Histoire : Il a succédé à Adelaïde qui avait accueilli le GP d’Australie de 1985 à 1995 en étant toujours le dernier GP de la saison. Il s’est positionné en qualité de GP d’ouverture de saison dès 1996 et ne l’a pas été qu’en 2 occasions (2006 et cette année). A quelques vibreurs près , son tracé n’a pas été modifié depuis sa première utilisation.

Anecdote personnelle: En 1996, année qui allait se révéler sous domination Williams, le nouveau venu Jacques Villeneuve s’était fait remarqué en signant la pole et en ne devant qu’à une fuite d’huile le contraignant à ralentir en fin de course de ne pas conclure son premier GP par une victoire. Les stands ne sont pas spacieux et imposent des efforts d’implantation aux équipes. La présence de pelouse à l’arrière des garages donne au paddock une atmosphère rare et bien agréable à mes yeux.

 Souvenir personnel: Le brio de Fernando Alonso en 2006 avait été remarquable à l’occasion d’une course « agrémentée » de quatre interventions de la Safety Car, il avait à chaque fois impressionné par ses remises dans le rythme ne laissant aucune chance à ses poursuivants. Ceci pour l’emporter brillamment.

Conditions atmosphériques :

        Altitude : Au niveau de la mer

       Températures : peuvent évoluer entre 18°C et presque 40°C (38°C en 2008)

       Hygrométrie : très variable

 Aéro: Un peu plus déchargée qu’à Bahrein , elle est de type moyen. Peu de grandes courbes encore sur ce tracé.

 Refroidissement: Pas particulièrement problématique sur ce circuit aux « petits trains » près (comme partout). Les remises en vitesse régulières apportant leur capacité à refroidir.

 Freins: Circuit exigeant mais toutefois moins que le précédent.

 Moteur: Le  pourcentage du temps sur le tour en  Pleine Charge (accélérateur à fond) supérieur à  65% en fait un des circuits les plus demandeurs pour le moteur.

Le tracé entraine une exigence particulière en termes de consommation de carburant. C’est l’un des plus « gourmands » de la saison.

La progressivité est importante avec son impact sur la motricité pour relancer à la sortie des virages lents

Temps maxi continu en PC: environ 9 sec (ce qui est faible)

 Boite de Vitesses: Comme sur tout circuit de relance, elle est  sollicitée mais pas la 1° qui n’est généralement utilisée qu’au départ. Les nombreuses bosses, par les pertes d’adhérence entrainées lui rendent la vie difficile également ainsi qu’aux transmissions.

 Suspensions: Le besoin de motricité et la gestion des bosses font partie typiquement de leurs défis.

 Pneus: Comme Bahrein, pas de contraintes structurelles particulières pour les pneus ici. Le choix était possible entre les super tendres et les moyens en 2009, cette année les tendres et les durs seront proposés.

La gestion « sécuritaire » de la 1° course par l’ensemble des concurrents sera certainement modulée plus agressivement pour ce deuxième GP. Ceci tant il est clair que les pneus de la deuxième partie de course n’ont pas été exploités au maxi par les pilotes aux avant postes.

 Stratégie :

              L’apparition de la Safety Car ne serait pas étonnante compte tenu des faibles dégagements.

              Influence de la masse embarquée : env 0.4 sec /10kg.

               Coût d’un arrêt : était d’environ 24 sec et devrait passer environ à 20sec sans le ravitaillement.

N’hésitez pas à venir me poser toutes vos questions ici!

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4 résponses à "F1:Denis Chevrier:Mon avis sur le circuit de Melbourne"

  • cauvin a écrit:
  • Jean-Luc ROY a écrit:
  • benoitf1team a écrit:
  • Raynot Jean Baptiste a écrit:
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