F1:Denis Chevrier:Mon avis sur Shanghai

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Le circuit de Shanghai est identique à celui de l’année dernière. De 5,451 km il est le 9e par la longueur dans la hiérarchie des circuits accueillant la saison 2010. C’est un circuit permanent. Une gamme assez complète de type de virages caractérise ce circuit, avec une prédominance pour les moyens et lents. Les 1e et 2e constituant un ‘escargot’ sont assez particuliers. Deux lignes droites dont une de plus de 1km qui se termine sur une épingle et qui peut permettre des dépassements imparables pour les plus performants complètent le tracé. La moyenne sur un tour de l’ordre de 206 km/h situe ce tracé dans la petite moyenne.

 Histoire : Au calendrier depuis 2004. Il fait partie des circuits ‘modernes’ dessinés par l’architecte H Tilke. Son tracé n’a pas été modifié depuis la première course. Programmé pendant cinq ans dans la toute dernière partie de championnat, il avait accueilli le dernier GP en 2005. C’est depuis l’année dernière qu’il figure en première partie de calendrier.

 Anecdote personnelle: La différence entre la découverte de ce circuit perdu dans la banlieue de Shanghai la première année (il a été bâti sur un marécage) et son environnement radicalement modifié quelques années après, témoin de l’évolution effrénée de cette région. Les infrastructures (stands , paddock) sont spacieuses et les grands bâtiments qui accueillent les fonctions media et hospitalité sont disséminées au milieu de mini lacs artificiels.

 Souvenir personnel: Le GP 2005, dernier de la saison, dont l’enjeu était le titre des constructeurs (2 points d’écart entre Renault et Mac Laren). Venus avec un nouveau moteur, après une stratégie peu démonstrative en essais, la performance n’avait été exprimée qu’aux qualifications et avec le doute de la quantité d’essence embarquée les concurrents directs n’avaient pas anticipé le vrai potentiel. Celui-ci fût l’occasion pour Alonso de remporter une brillante victoire malgré des safety cars remettant en cause, à plusieurs occasions, les écarts impressionnants qu’il avait été capable de créer.

Conditions atmosphériques :

Altitude : sensiblement au niveau de la mer

Températures : on n’est plus dans les extrêmes, une vingtaine de degrés est la moyenne.

Hygrométrie : variable, de gros orages voir des typhons ont déjà été vus. La pluie a régné sur la course l’année dernière. La prévision de la pluie n’avait pas été très précise.

 Aéro : Les nombreux virages moyens et lents privilégient un appui de type moyen. Les deux grandes lignes droites devant être prises en compte dans le compromis.

 Refroidissement : Pas de pièges particuliers sur ce circuit, les températures ambiantes faibles par rapport aux GP précédents seront facilement gérées.

 Freins : Circuit moyen en sévérité globale. L’importance de leur comportement (passage d’environ 320km/h à 70km/h) à l’extrémité de la ligne droite principale est cruciale à l’abord de l’épingle.

 Moteur : Ce circuit, majoritairement tortueux n’est pas un challenger très sévère pour le moteur en terme de pourcentage du temps sur le tour en  Pleine Charge (accélérateur à fond) qui est de l’ordre de 55%

Toutefois le temps maxi continu en PC d’environ 16 sec est parmi les plus exigeants de l’année.

 Boîte de vitesses : La première peut être utilisée dans les 2 épingles. La seconde 5 à 6 fois.

 Suspensions : La diversité des virages et le stratégique freinage de l’épingle sont les entrées principales pour la recherche du meilleur compromis d’équilibre.

 Pneus : Ce tracé est qualifié de moyen pour les pneus. La pluie, l’année dernière, n’avait pas permis de dégager de hiérarchie parmi les pneus ‘sec’ en course. Comme en Malaisie, les Durs et les Tendres seront proposés cette année par Bridgestone. La température au sol sera certainement très différente et peut être de nature à modifier la donne.

Stratégie :

              Influence de la masse embarquée : env 0.4 sec /10kg

Coût d’un arrêt, assez long compte tenu de la lenteur de l’entrée des stands :environ 30 sec à l’époque des ravitaillements il en réclamera environ 27. 

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  • SULPIN MICHEL a écrit:
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