Le Mans Classic, oui, mais Le Mans d’abord !

Dès la création de cette épreuve par Patrick Peter et l’ACO en 2002, je me suis dit qu’il s’agissait là d’un coup de génie, et que cet évènement permettant de faire revivre les grandes heures des 24 Heures depuis leur création en 1923, avait un parfum d’évidence, en plus de la nostalgie…

Pour paraphraser un titre très connu, j’affirmerai au contraire que la nostalgie est bien toujours ce qu’elle était, plus que jamais même.

Le règlement est simple, compréhensible et clair pour tous, il faut absolument piloter une voiture, ou un type de voiture, ayant déjà pris part aux 24 Heures du Mans. Le comité de sélection est très rigoureux sur ce critère, de sorte que tout le monde peut effectuer ce retour en arrière en fonction des 6 plateaux existants rassemblant chacun 68 voitures plus 10 de réserve, soit un total de 470 équipages.

Parmi les pilotes, un certain nombre d’entre eux ont eu le privilège de participer aux 24 Heures du Mans tels qu’Henri Pescarolo, Gérard Larousse, Jean Ragnotti, René Arnoux, Soheil Ayari ou encore Jacques Nicolet, qui vient de s’illustrer en juin au volant de la Pescarolo-Judd de son équipe Oak Racing. Gérard Larousse est le Président du « Club des Pilotes des 24 Heures » réservé à ceux qui ont déjà pris le départ de cette course mythique, et auquel j’ai l’honneur d’appartenir, suite à mes participations en 1988 au volant d’une Argo-Cosworth avec Jean Messaoudi et Pierre-François Rousselot, et 1989 au volant d’une Spice-Ford, avec Jean-Philippe Grand.

C’est d’ailleurs grâce à Jacques Nicolet que j’aurai le privilège de prendre, dans quelques heures en compagnie de Frédéric da Rocha et de Guy Lacroix, le volant d’une Lola T 298 de 1979 portant le numéro 65 au sein du plateau 6 regroupant les voitures construites entre 1972 et 1979, soit les plus rapides.

J’ai déjà eu l’immense plaisir de goûter à ce frisson très particulier avec Jacques Nicolet déjà, avec cette même Lola que nous partagions au sein du Team Héritage Racing Cars de Thierry Argenson et son équipe de techniciens et de mécaniciens passionnés.

Filer à plus de 280 km/h dans la ligne droite des Hunaudières dans ce prototype ouvert avec la tête dans les étoiles, c’est un moment indescriptible, une joie absolue pour un amoureux du Mans et de cette épreuve mythique. Un moment dont on se rappelle toute l’année ensuite, et que l’on se remet en mémoire dans les périodes plus difficiles de la vie, ou la nuit à moto, dans le froid et sous la pluie des embouteillages parisiens…

Bref, la magie du Mans est unique, étincelante, envoûtante, et on ne peut plus s’en passer une fois qu’on y a goûté.

Je vous raconterai tout ça sur le site, c’est promis, grâce à Anne-Sophie et Jean-Rémi ce week-end, et par la suite, Inch Allah…comme on dit en Afrique.

Jean-Luc ROY

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