Le Mans Classic – Motors TV dans la course – Dans la Lola T298 (1/2)

Quarante-huit heures à peine après ce week-end magique, le temps me manque encore pour trier les images et sensations fortes que j’ai pu ressentir en prenant part à la cinquième édition de cet évènement, déjà devenu, lui aussi, une grande classique du calendrier, même si il est organisé seulement les années paires sur le grand circuit du Mans depuis 2002.

Je souhaiterais d’ailleurs, comme tous les participants je crois, que cette immense célébration de la passion, de la vitesse et du plaisir ait lieu tous les ans, pour ne pas avoir 24 mois à attendre avant de goûter à nouveau ce bonheur rare…Mais je sais aussi que Patrick Peter et l’Automobile Club de l’Ouest, doivent soulever des montagnes et travailler sans relâche pour obtenir toutes les autorisations afin de pouvoir utiliser le grand circuit des 24 Heures, le seul, l’unique, celui qui permet de frôler ou de dépasser les 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, la Nationale 138 tout le reste de l’année, ou en direction du virage d’Indianapolis.

Puisque j’ai commencé par un souhait, en voici un deuxième, et ce sera terminé je vous le promets : les pilotes souhaiteraient rouler plus longtemps.  Les séances d’essai sont limitées à 45 minutes le jour et à 35 minutes la nuit, et chacune des trois courses à une cinquantaine de minutes seulement par plateau, et il y en asix6, ce qui permet à 470 voitures et plus de 1000 pilotes de rouler pendant ces trois jours.  Le programme est donc très dense et très rythmé, il faut saluer les organisateurs et toute la direction de course autour de Daniel Poissenot, qui parvient à tenir ce timing si serré malgré les accidents et les incidents.

J’en viens maintenant à ce que vous attendez en priorité, je m’en doute, mes impressions au volant de cette Lola T 298 de 1979 magnifiquement préparée et engagée par l’équipe Oak Racing Héritage de mon ami Jacques Nicolet, placée sous la houlette de Thierry Argenson. J’avais déjà eu le plaisir immense de participer à cette épreuve il y a deux ans au sein de la même équipe et sur la même voiture, en compagnie du patron, Jacques Nicolet, de Pierre de Thoisy et d’Eric Van de Wyver. J’en avais gardé un souvenir émerveillé, un de ceux que vous ressortez souvent, quand la vie est moins drôle, au plan personnel ou professionnel, quand le ciel est gris, et que le froid est trop rigoureux l’hiver sur la moto…

Cette année, Jacques, qui participe aux 24 Heures du Mans et à toutes les épreuves Le Mans Séries au volant d’une Pescarolo-Judd du Oak Racing dirigé par François Sicard, avait reçu une proposition de son copain Jean-Marc Luco pour piloter la fabuleuse Porsche 936 Spider. C’est donc aux commandes de cette Porsche mythique qui s’est imposée en 1977, qu’il a remporté cette catégorie P6 réservée aux voitures ayant participé aux 24 Heures entre 1972 et 1979.

J’ai donc fait équipe avec Frédéric Da Rocha et Guy Lacroix, deux gentlemen drivers très rapides et très sympas, les deux qualités n’étant pas incompatibles, bien au contraire, et ils allaient placer la barre très haut, puisqu’ils roulent régulièrement avec la Lola le reste de l’année, obtenant d’excellents résultats, tout comme Patrice Laffargue, seul pilote de l’autre Lola T 298 du Oak Racing, lui aussi rapide et sympa.

Bref l’ambiance était au beau fixe avant les essais du vendredi après-midi, d’autant que je retrouvais également avec grand plaisir toute l’équipe de jeunes mécaniciens formés par l’IEMS, l’institut destiné à former des mécaniciens de course, appartenant également à Jacques Nicolet. Je ne savais pas encore que j’allais leur donner beaucoup de travail…

Illustration de la brièveté des séances d’essai, je n’ai le temps d’effectuer que deux tours chronométrés pendant la séance de jour et un seul tour chrono pendant les essais de nuit, c’est évidemment trop peu pour reprendre mes marques après deux ans, sur ce rapide tracé de 13, 6 kilomètres au volant d’un engin de 300 chevaux pour 600 kilos, capable d’atteindre 280 km/h dans la ligne droite des Hunaudières. Ces essais se déroulent bien puisque le 13ie temps réalisé par Fred nous permet d’accéder à la 7ie ligne de la grille de départ, une bonne position pour attaquer une remontée, si possible…

Nous avons décidé tous ensemble de la manière dont nous allions nous répartir le baquet pour les trois courses. Comme mon emploi du temps surchargé, du fait des commentaires en direct du GP F1 de Silverstone pour RMC, avec les essais qualificatifs le samedi, et bien sûr les 4 heures 30 de direct le dimanche avec le Warm Up du matin, MOTORS, plus le GP de 13 h 00 à 16 h 00 m’interdisaient de prendre part à la troisième course, nous allions nous partager les deux premières avec Guy, et Fred participerait à la troisième seul le dimanche en début d’après-midi…

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