… chantait Robert Charlebois - mais nous, on pense pareil : malgré la dégradation de la piste, malgré une configuration de circuit à l’ancienne (ou à l’américaine), avec une piste étroite et peu d’espace de sécurité, il se dégage chaque année de ce GP une atmosphère tellement particulière qu’on ne voudrait pas que cette manche soit remise en question. Et comme l’horaire est sympa en plus… Sinon, petites réflexions comme ça en vrac :

- bien sûr qu’on est content de la victoire de Kubica ! On la sentait venir, même… Qu’elle arrive sur les lieux de son terrible crash de l’an dernier ne fait qu’ajouter à la symbolique. Allez dire ensuite que le destin n’existe pas !

- Kubica en tête du championnat : peut-il nous le jouer à la façon de Prost en 1986, profitant des erreurs des deux autres grandes écuries pour récupérer la mise ? Et s’il n’avait pas abandonné à Melbourne (alors qu’il était bien placé), combien de points d’avance aurait-il vraiment ? Une situation vraiment très intéressante…

- Hamilton : il était une nouvelle fois le patron, et il continue de m’impressionner… Mais là, évidemment, difficile d’excuser une bourde aussi monumentale.

- Néanmoins, alors qu’on fait déjà patienter les pilotes deux tours derrière un safety car pour leur permettre enfin de s’arrêter dans les stands (déjà, moi, ça je suis contre : qu’est-ce qui empêche qu’on permette à tout le monde de rentrer aux stands quand il veut, a fortiori quand il y a un safety car ?…), pourquoi, je dis bien pourquoi ? la sortie des stands est-elle au rouge ? Ceux qui ne se sont pas arrêtés sont déjà passés, pourquoi ne pas faire ressortir les autres ? Pourquoi ?

- Coulthard, Glock, Trulli, Barrichello : le bal des seconds couteaux. Tant mieux pour eux !

- Alonso, Piquet : deux figures qui font désordre.

- Massa : bravo à sa bravoure et à ses dépassements !

- Bourdais : on espérait que le terrain lui convienne… A oublier, malgré une arrivée ralliée. Prochaine manche : Magny-Cours. On va dire que c’est chez lui. Oui, mais il n’y a jamais gagné, dans toutes les formules par lesquelles il est passé ! Pas forcément bon signe…

8 réponses à “Je reviendrai à Montréal…”
  1. florian65 dit :

    Bravo à Kubica pour sa 1e victoire et sûrement pas la dernière!!!!
    PS: Je voulais savoir sinon, si c’était normal que j’ai 0 message et que tous les sujets de conversations soient partis……je ne peux plus non plus faire un sujet pour expliquer ce problème……

  2. sylvain dit :

    j’aimerais que l’on arrette avec hamilton!!!
    j’entend sur dffrts sites comme quoi hamilton était premier au moment de l’accidents ,c’est faux!!: le probleme de sutil et l’arrivé du safety car avait ruiné sa strategie et raikkonen et kubica était passer devant, hmilton était tout sauf premier!! voila se que j’en pense !
    kubica a raison de dire merci a hamilton de l’avoir epargné et d’avoir choisi kimi, qui se serait surment imposé vu sa strategie et les incidents survenu plus tard,mais bon avec des si….

  3. Montréal, c’ est un GP que j’ attends toujours avec impatience (c’ est loin d’ être la cas de tous…) parce qu’ effectivement, de par la nature du terrain et des neutralisations, on a très souvent droit à une épreuve animée.
    Kubica est effectivement très régulier, mais il doit avant tout sa place aux malheurs des autres et au partage des points des pilotes Ferrari. Mais il y a bien une période de la saison ou un des pilotes de la Scuderia sera désigné pour viser le titre et BMW aura peut-être un peu de mal à soutenir la comparaison avec McLaren et Ferrari en terme de développement, ce que craint un peu le Polonais (dernier Auto Hebdo), après les débuts laborieux de la monoplace allemande et un maximum d’ efforts pour la rendre compétitive. Et puis Kubica va bien abandonner une ou deux fois…
    Quoi qu’ il en soit, il est pour l’ heure impossible de dire avec certitude qui sera champion du monde 2008.

  4. Jean-Luc ROY dit :

    Allez j’en rajoute une petite”louche”après les pertinentes remarques de mon camarade LFB:
    1 La victoire de Kubica fait vraiment plaisir et elle est grandement méritée, j’en parlais justement avec mon ami Patrick Tambay, en déjeunant juste après mon émission MOTORS sur RMC, et on se disait que ce serait une superbe revanche sur le sort, un an après son terrible crash au même endroit ! Parfois, la vie est belle, avec une victoire naturelle, pour un pilote nature, sur un circuit authentique…Il y a une justice dans tout ça, ce n’est pas toujours la cas.
    2 Je partage également le respect, et l’admiration de LFB pour Hamilton, mais là, on frôle le ridicule. Incapable de voir un feu rouge à 60 km/h à la sortie des stands. Allez pour faire de la provoc, il est recalé au permis. Déjà que sa sortie de piste en Malaisie sous la pluie n’était pas glorieuse…Bon, en se remet au travail, pour retrouver l’inspiration de Monaco.
    3 Il y a des journées sans, des week-end sans, des GP sans. Je connais Sebastien Bourdais depuis très longtemps, c’est un type formidable et un pilote remarquable, mais il faut reconnaitre, là aussi sans langue de bois, et il doit être le premier à s’en vouloir, que Monaco et Montréal n’ont été ses meilleurs résulstats. En France, devant ses supporters, Seb va se reprendre et devancer l’autre Sebastian, le flèche allemande, qui est sa référence du moment.
    4 Le doublé BMW-Sauber récompense le travail de fond de ce team suisse allemand sérieux, solide, déterminé, certes un peu trop triste et rangé, mais ce qu’on lui demande, ce sont des résultats sur la piste. Pour le folklore et les “à-cotés” il y a déjà Briatore, Red Bull, et quelques bouffons de service…chargés d’animer un paddock cerné de barbelés…
    Bon la discussion est ouverte, un blog, ça sert à ça !

  5. Des bouffons de service… :) Des noms Jean-Luc, des noms !

  6. Lewis Hamilton a été tellement époustoufflant pour sa première saison qu’ on en oublie son statut de quasi débutant…mais c’ est vrai qu’ à ce niveau, so erreur est une belle bourde et je pense qu’ elle lui servira de leçon.

    Quant à Sébastien Bourdais, en tant que fan, je suis évidemment déçu de ses dernières prestations et j’ espère que les essais de Barcelone de cette semaine lui permettront d’ apprendre et de comprendre la nouvelle Toro Rosso.

  7. Allez, un petit extrait du blog débordements de piste pour recadrer les choses :
    “Si vous avez regardé le Grand Prix, vous n’avez pu qu’être emporté par ce tourbillon, par ce vent de renouveau de la F1. Celle-ci possède son nouveau héros, le symbole d’un nouvel Age d’Or, Robert Kubica, prononcez “koubitza”, voire “scoubidou”, ou “tronche de cake”, voire “tronche de Prost”, ce qui revient au même. Le jeune polonais a anéanti, bousillé, dézingué la concurrence par son coup de volant magique qu’on ne manquera pas de comparer à quinze champions morts ou vifs, et désormais l’avenir ne passera plus que par lui. Dites amen et signez-vous.

    Ce dimanche 8 juin 2008, Robert Kubica est entré dans la légende, via sa première victoire, légendaire aussi. Ne perdons jamais une occasion de nous cultiver, ouvrons le Petit Larousse Illustré édition 2008 :

    Légende : n.f (lat. legenda, ce qui doit être lu)
    1. Récit à caractère merveilleux, où les faits historiques sont transformés par l’imagination populaire ou par l’invention poétique.
    2. Histoire déformée et embellie par l’imagination.

    Nous y sommes. Et quand s’ajoute à la distorsion imaginaire le facteur “j’ai un truc à vous vendre”, ça donne le babil lubrique d’un Jean-Louis Moncet chevrotant et bite à la main au sujet de ses fameux datas prouvant par A+B que Nick Heidfeld n’a pas régressé mais que c’est Robeuuuuuurt qui a progressé. Soit un document sûr, impartial, empreint de la Vérité la plus pure et dénué d’intention malhonnête, puisqu’obtenu telle une faveur d’ami par Daniele Morelli, bon homme par essence et de bonne foi surtout, et, accessoirement… manager… de… De ? Roooobeuuuurt Kuuubicaaaaa ! En pleine négociation d’une prolongation de contrat pour son chouchou polonais, mais ça, ça ne joue pas, n’est-ce pas. Ben voyons. Et le spectateur forcément lambda d’acquiescer, “ah oui, oui, si Moncet le dit après tout”, et Malbranque d’en jouir partout sur son costard d’occasion. Le journalisme, dans tout ça ? Bof, une autre fois peut-être, nous on bosse pour TF1. Propagande ? Mais qu’allez-vous chercher là, nous sommes entre gens raisonnables.

    Mais si on rembobinait cette course, histoire de la revoir un peu au ralenti, et par le versant obscur de l’analyse la plus froide… Ce versant qui ne fait pas bander, ce versant qui douche les passions les plus folles… Accepter de ne plus rêver, juste un instant. Vous croyez que vous pouvez faire ça malgré votre lobotomie bi-mensuelle ?

    Dès les premiers tours, Koubitza “cravache”, comme on dit, à la poursuite d’Hamilton. Et on n’en attendait pas moins de sa part étant donné qu’il est soupçonné être à peu près aussi peu chargé que lui et que Louise A Mille Tonnes le largue proprement, poignée de dixième après l’autre, ce qui lui laisse piste absolument libre. Le fan décérébré de Robeuurt ne débande pas, et peine à déglutir ses chips nature. Quelle vitesse, oh, ah, quelle pointe ! Tant que ça ? “Assurément”, d’après Moncet. C’est facile à vérifier, il suffit de comparer ses chronomètres à son faire-valoir de coéquipier (quoi de mieux pour comparer qu’un mec qui possède le même matériel) qui a enfin piste libre et commence à se lâcher après s’être débarrassé de la citerne grabataire Roubignole Barique-A-l’Eau sur sa Honteux, et avant qu’il ne tombe sur Kovalainen (12e tour) au sujet duquel je n’ai même pas de jeu de mot tellement il fit pitié hier. Oui, vérifions, à n’en pas douter c’est la branlée pour le barbu ex-boutonneux Heidfeld :

    Tr Kubica Heidfeld
    08 1:17.917 1:18.140
    09 1:18.413 1:18.256
    10 1:18.222 1:17.953
    11 1:18.195 1:18.045
    12 1:18.192 1:18.525

    Mais… Que se passe-t-il ? Robeuuurt serait-il plus lent que Nickouille qui pourtant était parti avec une charge bien supérieure (c.f. leurs pits stops respectifs)? Ce ne peut-être qu’un accident, des tours non significatifs. “Tout à fait”, bredouille Moncet.

    Passons. Pour l’heure, c’est le traditionnel Safety Car (pauvre Adrian Sinutil, ça ne peut pas être Monaco sous la pluie chaque week-end, n’est-ce pas ?) et la désormais culte plaisanterie Louie Louie aux feux pourtant rouges vifs, qui tente la sodomie sur la voiture tout aussi rouge du joyeux Raikkonen, vengeant par la même occasion le pilote Force Idiot de sa déception Monégasque. Que Kubica ne doive qu’à une moule surhumaine de n’avoir pas été l’élu d’Hamilton (qui n’avait le choix qu’entre eux deux), ça, il en est peu pour le rappeler.

    Robeuuuurt, ce héros, donc, ressort des stands, fessier immaculé par miracle, mais dans le peloton, tandis que pavoise en tête la tortue de la fable, pour le coup encore plus veinarde, il faut l’admettre. Je vais juste donner, mais sans idée derrière la tête, hein, les tours qu’aligne alors le gars Heidfeld, à aussi vive allure que le lui permettent ses pneus durs cramés par la longueur de ce premier relais lourdement chargé, puisqu’il doit bientôt s’arrêter à son tour :

    Tr Heidfeld
    23 1:18.237
    24 1:17.619
    25 1:17.430
    26 1:17.746
    27 1:17.781
    28 1:17.510

    Le nullard stoppe à son tour, et, après avoir fait le plein nécessaire à 40 tours de piste ainsi que chaussé des pneus… tendres (40 tours de carburant en pneus tendres sur une piste ruinée par la surchauffe, et on dira qu’il n’y a pas de drogue dans le milieu de la F1… Passons.) et ressort… devant Robeuuuuurt. Et c’est là qu’intervient le second coup de surmoule du polonais. Oui, l’impensable, l’inimaginable se produit : voilà que cet abruti de Nickouille laisse passer Koubitza sans lutter ! S’il en fallait une, c’est bien ici que réside la plus grande preuve du fait que ce blaireau de Heidfeld n’a définitivement pas la trempe d’un champion du monde, puisque, on le verra plus tard, retenir Robeuuurt ne serait-ce que deux tours lui aurait permis de demeurer en tête jusqu’au bout. Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con… on est con.
    Libéré après que les Toyota, qui ont probablement passé le plus clair de la course à se demander dans quel sens il fallait lire la feuille de classement tant elle leur était favorable, se furent à leur tour effacées, Kubica se lance à son tour dans une série de “flying laps”, sous les dithyrambes de nos amis de TF1. Mais oui, regardez, c’est extraordinaire, affolant, merveilleux :

    Tr Kubica
    43 1:17.876
    44 1:18.414
    45 1:18.144
    46 1:18.129
    47 1:17.539
    48 1:17.831

    Quoi ? Que me dites-vous ? C’est plus lent que les tours de rentrée au stand (vous savez, ceux où on “cravache”, normalement) de Heidfeld à quantité d’essence égale mais pneus plus usés pour l’allemand ? Mais enfin, qu’est-ce que c’est que cette histoire… C’est impossible, voyons, Kubica est un génie du pilotage, le nouveau patron, le… non ? “Ahem oui…”, s’étrangle Moncet.

    Mais durant ces quelques tours surviendra le troisième coup de chance de Robeuuurt. Chez BMW, on demande dans un premier temps à Nickouille de résister à Alonso, dont il aurait pourtant dû se foutre royalement vu que le rude ibère devait encore s’arrêter. Heidfeld flaire l’entourloupe, mais en bon teuton discipliné et plutôt con-con, obéit. Et perd un temps colossal à contenir Alonso. Il faut de longs tours à l’ex-équipe Sauber pour réaliser leur bêtise crasse et suggérer du bout des lèvres au blondinet que, peut-être, s’il sent qu’il perd du temps, il devrait, enfin c’est lui qui voit, laisser passer ce non-concurrent de chez Réno.

    Le mal, lui, est déjà fait, et la légende en marche. Pneus tendres en lambeaux, Nickouille n’a aucune chance face au héros de la journée et des décennies à venir, j’ai nommé, comment déjà ? Roooobeuuuuurt Koubitzaaaa ! Et la branlette active des commentateurs de reprendre de plus belle, et eux de s’extasier sur le run pré-rentrée aux puits extraordinaire, certes en pneus tendres flambant neufs mais ça ce sont des choses qui ne se disent pas, du polonais, qui ressort facile devant le (pour le coup) bien baisé Heidfeld, à qui il sera, pour vous dire, même reproché de tirer la gueule après ce défouraillament en règle de son postérieur.

    Seule la victoire est belle, il parait, on est donc prié de s’extasier sur la performance “bigger than life” d’un mec qui ne fut jamais le plus rapide en piste ni même le plus malin, mais dont on ventera la vitesse et la sagacité encore longtemps dans les torchons que (et c’est le pire) l’on s’empressera de vous faire dévorer. Et vous le ferez, bande de nases.

    par Ouais_supère ”

    Ouais_supère ce n’est pas moi, je dirais juste que Heidfeld est plus rapide que Kubica à la régulière cette année et que Robert peut dire merci aux ingénieurs de BMW Sauber d’avoir construit une voiture qui lui a parfaitement convenu et pas du tout à l’Allemand qui n’arrive à la dompter que depuis Spa, et depuis il déroule en battant Robert 3 fois en 3 qualifs.

  8. On a pas le droit de poster des commentaires allant à l’encontre de Kubica ici ? :roll: Non je dis ça juste parce que ma démonstration que Kubica a gagné le GP du Canada parce que l’équipe a demandé à Heidfeld de gagner a disparu …

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