Pescarolo de retour aux 24 Heures : les belles histoires ont un début !

En préambule à cette chronique, je dois tout d’abord vous exprimer à quel point je suis heureux de pouvoir l’écrire, tout simplement.

Même si Henri, être pudique, discret et réservé doit en concevoir de la gêne, je voudrais vous faire partager la joie intense de tous ceux qui l’admirent depuis longtemps pour son courage, dans tous les sens du terme, son implication, son honnêteté, sa droiture, sa fidélité.
Oui je sais, ça fait beaucoup, vont penser certains ? Où est-elle la belle objectivité des journalistes, dans laquelle certains aiment se draper « à tour de bras » comme si une forme de sanctification allait ainsi leur permettre de délivrer une parole d’évangile… Pour être journaliste, on n’en est pas moins homme, passionné, de surcroît, comme vous, comme lui, par les sports mécaniques. Et dans ce pays, bientôt, il s’agira d’un délit…en tout cas nos amis les « verdâtres » le souhaiteraient ardemment, d’ailleurs attention à vos votes en 2012, la chasse à l’homme nous guette. Pour compenser, je dirai également qu’Henri sait aussi être obstiné, voire têtu, de mauvaise foi, voire de parti pris, et froid, voire glacial, mais seulement avec les c…ns, je vous rassure, voilà pour le portrait rapidement brossé du barbu le plus célèbre et le plus aimé du sport automobile mondial.

En 2010, croiser Henri sur le circuit du Mans pendant les 24Heures, avait été particulièrement pénible, tout simplement parce que pour la première fois depuis le milieu des années soixante, il ne prenait pas le départ au volant d’un prototype, ou il ne dirigeait pas son équipe et ses pilotes, comme c’était le cas depuis dix ans. Mais voilà, depuis, grâce à deux amis fidèles qui ne l’ont pas lâché dans l’adversité, Joël Rivière et Jacques Nicolet ayant racheté les actifs de Pescarolo Sports au moment de la liquidation, pour les remettre ensuite à Henri et lui permettre de repartir du bon pied, le Pescarolo Team a pu repartir de zéro, ou presque… En fait, justement, pas de zéro, puisque tous les membres de l’équipe avaient résisté aux sirènes et attendaient un signal du patron pour repartir avec lui pour une nouvelle campagne. Et ce signal est venu, puisque Henri a pu démarcher de nouveaux, et d’anciens, annonceurs pour lui permettre d’engager une voiture en Le Mans Séries et aux 24 Heures du Mans, puisque le comité de sélection a retenu la candidature de cette équipe mythique.

Cette belle histoire d’amitié, de solidarité et de passion a connu un prolongement idéal, avec le retour de Manu Collard, pilote emblématique, historique et poulain d’Henri, de Christophe Tinseau, qui s’est illustré à plusieurs reprises aux 24 Heures sous les couleurs vertes, et enfin de Julien Jousse, jeune pilote issu de la monoplace, qui a déjà participé à deux reprises aux 24 Heures au sein du Team Luc Alphand Aventures. Avec Claude Galopin et tous les fidèles dans le stand, avec un châssis portant son nom et ses couleurs, et des pilotes solides au volant, l’émotion sera à son comble dans la Sarthe lors des vérifications administratives et techniques en plein centre ville, et pour les premiers tours de roues sur le grand circuit le mercredi…

Au début des années 70, une ballade de Michel Fugain, fan de sport automobile également, commençait comme ça : « C’est un beau roman, c’est une belle histoire… », contrairement à la chanson, j’espère que cette histoire se poursuivra bien, très bien…même si l’évolution de la réglementation, et les efforts des usines Audi et Peugeot converties au diesel, rend la mission, quasiment impossible, en tout cas pour la plus haute marche du podium. Mais cette équipe sera portée par la foule, par ses fans, peut-être comme jamais elle ne l’avait été auparavant. Il faudra bien que les ennemis des sports mécaniques et pseudo défenseurs de l’environnement s’y fassent : ils n’ont pas le monopole du cœur !

Jean-Luc ROY

Mots-clés: ,

1 résponse à "Pescarolo de retour aux 24 Heures : les belles histoires ont un début !"

  • Mike a écrit:
Laissez un commentaire