Pikes Peak en moins de dix minutes !!!

Il en rêvait, il l’a fait. Jean-Philippe Dayraut a donc « fait » Pikes Peak. L’idée était de battre le record de la montée mythique du Colorado. Ce ne sera pas pour cette année… Car ledit record a été battu par le maître de la côte, « Monster » Tajima en 9’51’’278. La barre des dix minutes en –enfin-tombée.Pour tout pilote prenant le départ, dans la catégorie la plus performante, « unlimited » la bien –nommée, le Graal n’était pas un nom… mais un chiffre : 10. 10 comme dix minutes, temps sur lequel venait butter, depuis… dix ans qu’on sentait l’exploit à portée de glissades et de coups de gaz, les pilotes participant à la plus célèbre course de côte au monde : Pikes Peak, dans le Colorado. 

Ce Graal, un homme l’a enfin touché. Un septuple vainqueur de la montée, un Japonais qui en a fait sa spécialité : Nobuhiro Tajima, surnommé « Monster » Tajima. A 61 ans, tajima touche enfin au but : 9’51’’278, tel est son chrono signé au volant de son Suzuki SX 4 de 910 ch pour 950 kg, un monstre lui aussi, rapide dans les parties asphalte et difficile à contrôler dans les parties terre – de moins en moins nombreuses d’ailleurs. A voir absolument, la vidéo ci-dessous.  

Tajima vainqueur et nouveau recordman, c’est logique. Mais qu’un Français, en l’occurrence Jean-Philippe Dayraut, réalise, dès sa première participation, un temps de 10’17’’707 l’est un peu moins. Franchement,  sa tentative au volant de son Duster «No Limit » mérite les honneurs.  Avec ses 750 ch, sans doute un peu… limites arrivés à plus de 4 000 m d’altitude – rappelons que la montée de Pikes Peak est longue de 20 km, débute à 2862 m pour terminer à 4 300 m- le Duster a tenu son rang face au Suzuki de Tajima ou à l’impressionnant proto Hyundai de Rhys Millen.

Dayraut, champion de la glace et de la glisse, a donc pris la relève des Européens qui, comme Audi – avec Michèle Mouton puis Walter Rörhl- ou Peugeot – avec Vatanen, Kankkunen ou Bobby Unser- avaient eux aussi relevé le grand défi de Pikes Peak de 1985 à 1989, avec leur groupe B. J’y étais, cette année là, et c’est vrai que cette montée, quelle que soit… la monture, est impressionnante. Et il faut être courageux, voire téméraire ou inconscient pour se mesurer aux précipices bordant la route., en voiture, moto… ou camion !

Laissez un commentaire