Marco Simoncelli, une évocation

Deux jours après la mort du pilote italien de MotoGP, on est encore sous le choc de ces images terribles vues sur toutes les télévisions du monde. Jacques Bolle, le président de la FFM, est venu à Motors TV pour réagir officiellement à ce décès et d’autres réflexions me sont venues à l’esprit depuis l’enregistrement de l’émission. Je me permets de vous les confier…

Je veux d’abord constater que la mort de Simoncelli a eu d’autant plus d’impact qu’elle est survenue une semaine après l’accident fatal de Dan Wheldon. Ce n’était pas la même discipline, bien sûr, mais une sorte de solidarité « sports mécaniques » a joué. Autant on se souvient d’Imola 94 comme étant le week-end où il y a eu les morts de Ratzenberger et Senna, autant on se souviendra de cette semaine terrible de 2011 « où Wheldon et Simoncelli se sont tués ».

Je constate aussi qu’il est aussi paradoxal de voir qu’on prend souvent beaucoup de précautions côté télé (depuis justement l’accident de Senna et de la fameuse mare de sang…) pour ne pas montrer trop d’images en plan serré des blessés (et à ce titre, l’accident de Wheldon en a été l’illustration), alors qu’on voit finalement l’horreur de l’horreur depuis 48 heures avec le corps sans vie de Simoncelli à même la piste sans son casque. Certains se posent d’ailleurs la question de savoir comment il est possible que le casque ait été éjecté de la tête du pilote – je crois simplement que la violence du choc ainsi que la part d’imprévisible de chaque situation à risque ont produit ce résultat et qu’il ne faut pas y chercher une quelconque polémique.

Je constate enfin que l’Italien était en passe d’imposer son n°58 comme une véritable signature. Cette culture des numéros n’existent que très rarement en sport mécanique « européen » (à opposer à la mode américaine où, au contraire, elle est primordiale). Je ne vois guère comme autre exemple que le fameux n°27 de Gilles Villeneuve ou le n°46 de Valentino Rossi… ce qui  boucle la boucle, hélas.

Pour toutes ces raisons, et sans doute bien d’autres qui tenaient à sa personnalité et à sa façon de vivre, j’ai le sentiment que Simoncelli aura passé telle une météorite dans le paysage du sport moto. Il aura scintillé de manière fulgurante et s’en est allé aussi vite, sans qu’on prenne conscience du phénomène que l’on venait de voir. Restera le souvenir, qui lui demeure(ra).

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13 résponses à "Marco Simoncelli, une évocation"

  • djé a écrit:
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