Attention les cow-boys sont lâches…ou lâchés ?

Paris, mardi 2 octobre 15 h 00, avenue de Versailles dans le 16ème arrondissement.  Arrêté à un feu rouge au guidon de ma Yamaha FJR, j’entends derrière moi, actionnée par intermittence, une sirène dont font usage, et dont abusent souvent, les conducteurs de véhicules officiels ou semi-officiels afin de se tailler un chemin au milieu de la circulation, de la valetaille, bref du tout-venant que sont les citoyens « normaux »!Scène comiquement banale dans les rues de Paris où le moindre personnage bouffi d’importance se croit obligé de profiter de ses privilèges à la moindre occasion, qu’il rentre chez lui ou qu’il paraisse en mission… J’ai pour principe d’accorder le bénéfice du doute et en bon citoyen, j’avance donc pour laisser le passage à ce « cortège » de deux véhicules gris acier aux vitres fumées.

Le premier franchit le feu rouge,  qui passe au vert au moment où le deuxième passe à ma hauteur. Naturellement je démarre, et aussitôt le deuxième véhicule me serre sur la droite très violemment. Au risque de me renverser ou de m’envoyer dans la voiture sur ma droite, qui a, bien sûr, elle aussi démarré au feu vert. Heureusement son conducteur s’est écarté sinon c’était la chute, il est aussi outré que moi par ce comportement agressif.

Le moment de surprise passé, je constate que ce « cortège » soi-disant pressé s’arrête au feu suivant… je stoppe donc au niveau de la deuxième Citroën C8 et fais un geste avec mon index droit au niveau de ma tempe, compréhensible dans tous les pays du monde. La vitre conducteur s’abaisse et je découvre à l’intérieur deux cow-boys urbains « style année soixante », avec blouson bombers, lunettes Ray-Ban, barbe de trois jours  adoptant un air suffisant, très surpris que j’ose me plaindre de cette véritable agression. Courageusement, ils s’enfuient en remettant la sirène en marche pour suivre le premier véhicule, et je constate ensuite qu’ils ne sont pas véritablement pressés, ni même en soi-disant « mission », puisqu’ils s’arrêtent aux feux tricolores suivants. Les portes évidemment cadenassées et certainement la main sur la crosse du revolver… au cas où ils soient en danger ?

Le changement c’est pour maintenant ? Pas vraiment, pas dans ce domaine en tout cas !

Un bon conseil donc : si vous croisez une Citroën C8 gris acier immatriculée 6×4 QxK 75 (les deux x peuvent avantageusement être remplacés par un chiffre, ou par une lettre, identique…) au comportement erratique, soyez prudents, il peut être occupé par deux « australopithèques » beaucoup plus courageux dans les quartiers chics de la capitale vis-à-vis des motards, que dans les banlieues chaudes où on devrait les renvoyer, surtout par les temps qui courent….

Le permis de tuer n’est pas encore validé en toutes circonstances, je pense que la Préfecture de Police, le Ministère de l’Intérieur, ou tout autre Administration ayant pouvoir sur ce genre d’individus feraient bien de balayer devant leur belle et lourde porte, en rappelant le comportement de base que devraient adopter les « forces de l’ordre » ou présumées telles.

 

Laissez un commentaire