F1 pilotes 2012 bilan – Mark Webber

Oui, il y a peut-être de quoi souffler et soupirer pour le grand Australien qui aura connu une année en demi-teinte. Disons qu’il semble bien qu’il n’y ait plus d’espoir pour lui d’aller chercher à armes égales l’ami Vettel ; sur un GP isolé, pourquoi pas, mais sur l’ensemble de la saison, ce n’est tout simplement plus possible. Autrement dit, Webber ressemble de plus en plus, par rapport à son triple champion du monde de coéquipier, à Riccardo Patrese face à Nigel Mansell dans les années 91-92. Soit un valeureux pilotes, certes, mais incontestable n°2, et à qui il ne reste que les miettes une fois que le n°1 est servi, lequel est de toute façon (bien) plus fort que lui…

Ca peut paraître un peu dur dit comme ça, mais c’est la vérité. Et tout le symbole de ce statut est à chercher du côté de ce résultat étonnant pour l’année 2012 de F1 : Webber y a signé 6 quatrièmes places ! On a vraiment le sentiment que c’est maintenant, au mieux, son positionnement… Fait étonnant pourtant : dans les neuf premiers GP de l’année, Webber avait quand même remporté deux courses, là où Vettel a dû attendre la 14e épreuve pour y parvenir ! Mais ensuite, il n’y a plus eu photo, l’Allemand infligeant un cinglant 141 points contre 47 dans les sept derniers GP de la saison…

Webber est devenu ce pilote solide et sans flamboyance dont les équipes ont toujours besoin pour faire le boulot si  nécessaire et empocher des points précieux pour le classement constructeurs. Au passage, si les circonstances l’exigent, le pilote peut même aller chercher une victoire de prestige, comme cette année à Monaco. Webber a récidivé de fort belle manière à Silverstone, mais tous ces honneurs ne lui valent que la 6e place au championnat pilotes. C’est dire qu’il ne joue plus totalement en première division et c’est même un peu lassant de l’entendre se positionner comme s’il était toujours « indépendant » et qu’il pouvait jouer sa carte perso chez Red Bull. On a vraiment compris en 2012 que, le voudrait-il, il n’en a juste plus les moyens. On parlait de Patrese face à Mansell, on pourrait aussi évoquer Coulthard face à Hakkinen…

Reste qu’on continue de bien l’aimer, et avec lui sa carrure, son côté mauvais joueur et rugueux, un peu « rough » à l’australienne… Le coche, malgré tout, il l’a loupé il y a deux ans et depuis ses ailes ont été sérieusement coupées… Lire aussi Bilan 2012 – Nico Rosberg.

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