déc
18
F1 pilotes 2012 bilan – Charles Pic
Il est évidemment le pilote français de F1 dont on a le moins parlé en 2012 et pourtant… Il a déjà pour lui une « belle gueule » et une bonne éducation, ne se la jouant manifestement pas et ayant opté pour une attitude assez discrète. Il a été à l’arrivée de tous les GP sauf à six reprises, et à chaque fois à cause de problèmes mécaniques. Autant dire, pour y aller franco, qu’on ne l’a jamais vu dans un incident/accident avec un autre adversaire, et que jamais sa responsabilité n’a été mise en cause (sauf une fois avec une histoire de drapeaux bleus). Bref, l’anti Grosjean ?
Les données n’étaient toutefois pas les mêmes. Charles n’avait évidemment aucune obligation de résultat brut, et se retrouver en F1 était déjà une formidable opportunité, qui semblait presque ne pas forcément aller de soi si on contemplait sa carrière. Sauf que toutes les obligations/pressions sont proportionnelles et qu’il ne faut pas croire que Pic est arrivé dans la discipline reine en se disant que l’essentiel était fait. Au contraire, tout commençait ! Aussi on l’imagine fort bien se dire qu’il ne fallait pas se louper, pas se faire larguer par son coéquipier, pas casser du matériel, pas se faire oublier non plus. Evidemment que ça n’a pas été une année facile pour lui !
Au final, force est de constater qu’il a réussi tous ses examens de passage. Il a été sérieux, a appris son métier, avec abnégation et progression constante, a réussi à devancer parfois Timo Glock, à rallier les arrivées, jusqu’à cette superbe 12e place à Interlagos. Et si l’on en revient à cette idée de proportion, eh bien on ne sera pas loin de dire que le meilleur Français de 2012 aura été Charles Pic et non Romain Grosjean ou Jean-Eric Vergne.
Reste qu’on veut maintenant continuer à le voir progresser et il faut donc qu’il capitalise sur la bonne image que tout le paddock a désormais de lui. Cela n’aura pas été son moindre mérite de se faire remarquer par une colonie prompte à abandonner ses enfants en route (cf Kobayashi). A Charles de relever le défi de Caterham avec intelligence, ce qui passe forcément par battre son ancienne équipe Marussia en course. Or on a vu, avec lui-même au Brésil, que ce n’était pas si évident que cela…