déc
31
F1 pilotes 2012 bilan – Sebastian Vettel
On va terminer ce tour d’horizon des pilotes F1 2012 par celui qui est en fait le premier d’entre eux, à savoir le champion du monde de l’exercice, Sebastian Vettel ! A tout seigneur tout honneur, on l’a gardé pour la fin, et j’espère que vous ne nous en voudrez pas de ne pas avoir consacré d’articles à tous les pilotes qu’on a pu voir au départ d’un GP en cette saison à tous points de vue mémorable. Vettel donc… Triple champion du monde, explosant tous les records de précocité, épatant manifestement tout le monde par sa personnalité et son attitude… Est-il pour autant le pilote F1 de l’année ? Eh bien nous répondons oui !
On l’a déjà évoqué à propos de l’article consacré à Fernando Alonso, une certaine tendance s’est manifestée au niveau international pour attribuer à l’Espagnol ce titre honorifique de meilleur pilote de l’année, malgré la perte du titre lors de la dernière manche au Brésil. On ne va pas revenir ici sur les mérites du pilote Ferrari, mais considérons vraiment le cas Vettel.
Au soir du GP d’Italie, soit la 13e manche de la saison, il possédait 39 points de retard sur son adversaire et n’avait signé qu’une victoire. Deux mois plus tard, il est sacré champion du monde, en ayant signé quatre succès supplémentaires. Si cela avait été Alonso, tout le monde crierait à l’exploit phénoménal non ? Or, on ne le fait pas pour l’Allemand. Pourquoi ?
On avance d’abord l’argument qu’Alonso a en quelque sorte « porté » Ferrari tout au long de 2012, et que sa voiture était moins bonne que la Red Bull. Mais est-ce si sûr ? Revenons sur ces fameux 13 premiers GP de l’année, jusqu’à Monza donc. En terme de victoires, c’est match nul ! Ferrari en a signé 3 (avec Alonso) et Red Bull aussi (2 pour Webber, 1 pour Vettel). Je ne vois pas en quoi on peut déduire que la Red Bull était largement meilleure. Que la Ferrari ait été décevante et qu’Alonso en ait tiré le maximum, d’accord ; mais qu’elle était dominée, non ! Pourtant, il est vrai qu’au soir de ce GP d’Italie, Red Bull totalisait 272 points au championnat constructeurs contre 226 à Ferrari. Oui, mais là aussi, désolé, on a déjà dit ici, dans l’article consacré à Felipe Massa, comment la première moitié de saison du Brésilien avait été indigne de lui… Evidemment que la paire Vettel-Webber était supérieure à la paire Alonso-Massa !
A partir du GP de Singapour, on peut en effet admettre que Red Bull a clairement dépassé Ferrari en terme de performance et de fiabilité. Mais pour Vettel, rien n’était fait pour autant : il fallait de toute façon rattrapper 39 points sur Alonso, il fallait composer avec des McLaren ultra rapides (doit on rappeler qu’Hamilton, en plus de sa victoire aux Etats-Unis, aurait sans doute dû remporter Singapour, Abu Dhabi et le Brésil ?), et il fallait surmonter les incidents de course qui peuvent toujours arriver (il est quand même parti avant-dernier à Abu Dhabi et s’est retrouvé dernier au Brésil !)… Autrement dit : le titre n’était pas donné et il a fallu aller le chercher. Et on voudrait que ce ne soit pas le signe d’un authentique exploit et que ce ne soit pas l’apanage du pilote de l’année ? Eh bien nous ne sommes pas d’accord ! Vettel est bien le meilleur pilote de l’année et il risque fort de le rester encore longtemps…