Limitation de vitesse : au secours, ils sont devenus fous !

 

En écrivant mon dernier papier sur le sujet de la limitation de vitesse, le 24 juillet dernier, je ne pensais vraiment pas devoir me repencher aussi rapidement sur ce thème brûlant, et pourtant la terrible menace se précise…. J’avoue ne plus me rappeler avec précision quel écrivain ou quel poète avait utilisé l’expression qui tient lieu de titre à cet édito, mais je sais qu’elle se rapporte à un massacre perpétré par un pouvoir dictatorial, en Russie, en Chine, au Cambodge, en Allemagne, en Lybie, au Soudan, ou ailleurs !

 

Je sais que certains esprits chagrins vont me rétorquer : « il n’y a pas mort d’homme, pourquoi faire un tel parallèle ? ». Et bien si justement il est question de la mort d’êtres humains, puisque c’est bien en exploitant honteusement la mort et les blessures graves de plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année, que les prétendus responsables de la sécurité routière, les différentes commissions censées travailler sur cette importante question pendant des mois aboutissent systématiquement à la même conclusion débile : il faut réduire encore les limitations de vitesse pour réduire le nombre de morts et d’accidents.

 
Ce débat est tellement vaste et cet argument tellement stupide, que si on veut vraiment le pousser à l’extrême, je préconise de limiter la vitesse à 20 km/h partout et en toute circonstance, et même peut-être d’interdire un jour tout moyen de locomotion individuel, jusqu’aux bicyclettes, puisqu’ils sont des sources potentielles d’accidents. C’est ce qu’on appelle le raisonnement jusqu’à l’absurde, et l’absurde, c’est bien la situation que nous vivons dans ce pays grâce à ses dirigeants, passés, présents, et certainement futurs…
Pour évacuer immédiatement le sujet : que la vitesse soit un facteur aggravant d’accident, c’est une évidence absolue. Qu’il soit préférable de percuter un arbre ou un rail de sécurité à la vitesse la plus faible possible, c’est une certitude. Ce qui me permet d’insister une nouvelle fois sur le fait que ce sont les constructeurs à qui devraient être attribués les mérites de la réduction importante du nombre de victimes sur nos routes depuis près de 40 ans ( de 16 000 en 1974 à 3 600 en 2012), alors que la circulation et le nombre de véhicules ont été multipliés par quatre, au moins…

 
Nos énarques et nos dirigeants préfèrent encore et toujours menacer, réprimer, contrôler, interdire, et surtout prélever des impôts en exploitant cet odieux chantage à la sécurité ! Sans pour autant utiliser ces milliards d’euros pour seulement maintenir en l’état un réseau routier vieillissant, encore truffé des trous résultant des gelées de l’hiver dernier… Il faudrait plutôt travailler en amont sur l’éducation, dès le plus jeune âge, sur la formation en amont dès l’adolescence, sur l’apprentissage de la conduite à tenir en cas de perte de contrôle d’un véhicule ; sur l’énergie considérable que représente un véhicule d’une tonne et demis à deux tonnes lancé à 60 ou 80 km/h, pour ne pas parler des poids lourds de 38 tonnes, parce que c’est un sujet totalement tabou. Les poids lourds étrangers traversant la France lors de voyages de plusieurs milliers de kilomètres ne respectent d’ailleurs aucune réglementation.

 
C’est un véritable scandale qu’il faut dénoncer encore et toujours avec énergie, alors que les autoroutes allemandes gratuites ne comportent aucune limitation de vitesse ! On peut donc y rouler sans problème à 250 km/h, sans crainte de se faire verbaliser, et le nombre d’accidents rapportés au kilométrage parcouru et au nombre de véhicules les utilisant est inférieur à celui relevé sur nos autoroutes payantes et limitées….

 
Aux Etats-Unis, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, plusieurs états relèvent les limitations de vitesse, parce que c’est la somnolence et l’assoupissement qui sont les premiers responsables des accidents, avec l’alcool, les drogues et les médicaments. Rappelons que la France est, rapportée au nombre d’habitants, le premier pays consommateurs de somnifères, calmants et autres produits dont l’utilisation est totalement proscrite si l’on doit prendre le volant. Mais nos gouvernants n’ont pas encore décidé de mettre en place de véritables campagnes d’information à grande échelle sur ce sujet, pourtant fondamental : manque de budget peut-être, pourtant les richissimes laboratoires pharmaceutiques pourraient largement y contribuer !

 
Un dernier mot sur les infrastructures routières inadaptées, mal signalées, mal entretenues, là encore chacun peut facilement identifier plusieurs secteurs et plusieurs zones très dangereuses sur son parcours quotidien, sans qu’aucune amélioration soit apportée, là encore par manque de crédits peut-être ?

 

Bref, il y a tellement de domaines sur lesquels il faudrait travailler sans relâche pour réduire notablement et durablement le nombre et la gravité des accidents de la circulation, que le recours permanent à la propagande gouvernementale relayée par certains média complaisants et soumis, doit provoquer une révolte unanime de tous ceux qui refusent d’être systématiquement pris pour des « cochons de payants ». Pourquoi la sécurité routière devrait-elle être le seul domaine où la répression pure et implacable serait la seule solution, alors que nos ministres nous expliquent que les criminels et les délinquants doivent être détectés, éduqués, accompagnés, soignés, amnistiés…. Il y a là deux poids et deux mesures que les citoyens français ne doivent plus accepter sans se révolter !

 
Signez tout de suite la pétition qui a déjà recueilli près de 600 000 signatures, je vous garantis que dès que le million sera atteint, nos hommes politiques, toujours en mal de réélection, passeront rapidement à un autre mirage à agiter devant les yeux des électeurs !

Jean-Luc ROY

 

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6 résponses à "Limitation de vitesse : au secours, ils sont devenus fous !"

  • BAPTISTE a écrit:
  • KALA David a écrit:
  • Bebilou a écrit:
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  • MICHEL a écrit:
  • clerfeuille a écrit:
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