F1 – Les étoiles du GP d’Australie

Toujours un moment d’émotion que de voir une nouvelle saison prendre forme, surtout lorsque celle-ci est synonyme d’autant de changements. Mais il n’y a manifestement pas que la technologie qui soit nouvelle, on peut aussi parler des pilotes dont la jeunesse sans cette triomphante nous rappelle que c’est un sport fait pour continuellement se renouveler. On en a eu la preuve éclatante à Melbourne avec des noms qui se sont mis en évidence de manière absolument sensationnelle… 

Avant de passer en revue notre tableau d’honneur, rappelons déjà que sur les 22 partants de ce week-end, il n’y en a plus que 9 qui ont commencé leur carrière avant 2010 (et qui ont donc marqué des points selon l’ancien système, avant la révolution des 25 points au vainqueur et du Top 10 scorant). Ce n’est donc plus la majorité, preuve s’il en était que la F1 est un monde qui évolue plus vite qu’on ne croit. Et de rappeler qu’on a toujours globalement raison de privilégier la jeunesse, la motivation, l’envie, la fraîcheur  à l’expérience, la longévité, le renom. Bien sûr, quand un Kimi Raikkonen revient aux affaires en 2012, il nous épate parce qu’on ne le pensait pas capable de renaître à ce point. Mais on se souvient qu’il était presque parti sur un coup de tête et qu’on pouvait penser que sa carrière n’était pas à ce point achevée. En revanche, j’ai repensé ce week-end en voyant les « petits jeunes » éclater à ce point au remplacement du même Raikkonen par Lotus en fin d’année dernière. Je ne sais pas ce qu’aurait vraiment fait Davide Valsecchi, s’il aurait été chanceux ou pas, brillant ou pas. Mais il avait plus de chance de l’être (chanceux et brillant) que Kovalainen, parce qu’il aurait tout misé sur deux GP et qu’il avait pour lui la fougue de son âge. Fin de la parenthèse.

Voici donc les étoiles de ce GP inaugural : 8 pilotes distingués pour un total de 15 points, ce qui est un excellent score pour une course (mais on sait d’expérience que les premiers GP de l’année sont souvent propices à des « surprises »)…

*** ROSBERG- Evidemment, on serait bien injuste de ne pas lui donner la note moyenne réservée aux vainqueurs, avec une prestation impeccable, un super départ, une gestion parfaite de la course, un bon restart, des arrêts aux stands bien négociés, et au final un bon boulevard d’avance… Du bon boulot, et je pense que c’est un jugement qui s’appliquera souvent à Rosberg dans sa carrière.

*** MAGNUSSEN- On a hésité longtemps à mettre à celui qui est finalement 2e de ce GP la même note qu’au vainqueur. Et puis, à bien tout considérer, finir 2e de son tout premier GP, avoir été rapide tout le week-end, n’avoir commis qu’une petite erreur au départ en manquant d’aller dans l’herbe, avoir signé un meilleur temps au tour que son coéquipier, tout cela valait bien une mention spéciale. Depuis Jacques Villeneuve et Lewis Hamilton, on n’avait pas vu d’arrivée aussi impressionnante en F1, même si Vettel avait aussi impressionné tous les connaisseurs lors de ses premiers vendredis en F1 et de sa toute première course. On est donc dans le (très) haut niveau avec toutes ces comparaisons et on a hâte de voir la suite en ce qui concerne le jeune Danois…

** RICCIARDO – Bien sûr, au moment de revenir sur le cas de l’Australien, on est obligé de se demander si son exclusion ne souligne pas le fait qu’il a bénéficié d’un avantage tout au long de la course… En tout cas, on ne veut retenir qu’un autre vent de fraîcheur qui a soufflé chez Red Bull, au sein même de « l’empire Vettel », un pilote qui a su aller chercher la communion avec son public et dont le sourire, pour ceux qui ne le connaissaient pas, s’avère éminemment sympathique…

** BOTTAS- Autant on a été longtemps un peu dur avec lui sur ces pages l’an dernier, autant on ne peut que le louer pour son attaque de tous les instants lors de ce GP ! Il faut dire que depuis le GP d’Austin 2013, on avait été rassuré par le bonhomme, mais là on a été conquis – quel dommage d’être allé dans le mur et d’avoir ainsi hypothéqué une future place sur le podium… Mais du coup, il s’est aussi fabriqué son propre scénario qui allait le mettre en valeur.

** KVYAT- Souvenez-vous des vendredis d’essais en fin de saison dernière, des essais d’intersaison avant ce GP d’Australie… N’avez-vous pas eu tout de suite l’impression que le jeune Russe était très rapide et très fort ? On en a eu la confirmation éclatante ce week-end, avec une prestation superbe pour son tout premier GP, récompensée par deux points qui en font désormais le plus jeune détenteur de points marqués au championnat du monde. Il a terminé sur les talons de son chef de filet et il a en plus signé le… 4e meilleur tour en course !

* BUTTON- On va récompenser là l’effort d’un pilote qui, parti 10e, se classe 3e (même s’il n’a pas eu les honneurs du podium). Et déjà on se demande comment Button va négocier la cohabitation avec Magnussen…

* HULKENBERG- Toujours là l’Allemand, qu’il soit chez Sauber ou de retour chez Force India, il a ce don pour être globalement aux avant-postes et classer sa voiture plus haut que ce qu’on aurait cru… Sa 6e place en est une nouvelle fois la magnifique illustration.

* VERGNE- Son étoile, il l’a conquise non pas en dominant son coéquipier, mais bien en se classant solidement dans les points et pour être le meilleur des pilotes à moteur Renault à l’arrivée…

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