Oui, à qui le tour, et je ne parle bien sûr pas du retour dans le Tour de Lance Amstrong qui a fait beaucoup parler alentour. Non, la crise ne dopant pas les ventes de voitures neuves, les constructeurs n’affichent plus un excellent bulletin de santé et font des coupes sombres dans les dépenses. Pour certains, ce sont celles ayant trait au sport automobile que l’on biffe en premier. Et ce quel que soit le niveau de perfomances et de résultats.
Deux exemples. Audi d’abord, qui a sans aucun doute vécu cette année sa plus belle saison en remportant, excusez du peu, 24 Heures du Mans, ALMS, LMS et DTM, annonce en quelques jours son retrait des American et Le Mans Séries pour ne se concentrer que sur les 24 Heures du Mans et le DTM - et encore avec combien de voitures ? Honda ensuite qui met également terme à son actuelle aventure en F1, jonchée, elle, de désillusion en tout genre. En temps de crise, on fait le dos rond, on fait des économies et on opère également un repli stratégique. A quoi bon promouvoir une image, une technologie alors que les stocks augmentent, que les ventes baissent et que le seul argument encore viable est le montant de la remise. Sans oublier le plus important : l’aspect social. Il arrive toujours un moment où les dépenses inhérantes au sport automobile et parfois à ses fastes paraissent inacceptables face à des plans sociaux ou des fermetures d’usine.
D’où la question : à qui le tour ? Et que vont faire nos constructeurs? PSA comme Renault sont touchés et font largement appel, en cette fin d’année, au chômage technique. Et si, par le grand talent de Sébastien Loeb et l’excellence de la C4 WRC, Citroën peut sembler au dessus des critiques, quid de Peugeot, obligé de reporter ses ambitions mancelles à 2009, et de Renault, en phase de reconquête en F1? On les imagine mal faire comme si de rien n’était, surtout si la crise s’enlise.
Tags: alms, audi, Citroën, DTM, f1, lms, peugeot, Renault, WRC

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