
Le rideau vient de tomber sur cette saison 2009 et chacun retiendra divers événements en fonction de sa sensibilité et de ses centres intérêts.
Elle m’a globalement plu par le radical changement des équipes qui se sont taillées la part du lion et par la qualité sportive de la compétition pour s’octroyer les deux titres. Les modifications importantes de règlement sont souvent l’occasion de redistribution des cartes mais cette fois c’est un bouleversement qui s’est produit.
Coté pilotes, je retiendrai Sebastian Vettel comme le plus impressionnant cette année. Son comportement en piste et en dehors a été remarquable. Il se dégage chez lui une envie de gagner qui, associée à son niveau de talent, le positionnent déjà dans la cour des très grands. En phase avec la qualité de ses plus directs concurrents, nous avons été épargnés des petites phrases assassines dont se repaissent les « peoples » mais qui ne nous amusent pas quand nous sommes des amateurs de sport. Bravo et merci au quatuor qu’il a formé avec son coéquipier Mark Webber et les deux pilotes Brawn sur ce point.
Toujours au titre des pilotes, parmi les rookies cette fois , j’ai apprécié la prestation de Sebastien Buemi qui, notamment sur des circuits difficiles comme Suzuka, a fait état de belles qualités de vitesse. Le personnage , en plus d’être rapide, est également très sympathique et je lui souhaite bonne suite en F1.
Le passage éclair de Kobayashi pendant les dernières courses inspire également de beaux espoirs si l’opportunité lui est donnée de poursuivre en F1. Ses performances m’ont d’autant plus étonné qu’il n’avait pas réussi à s’imposer en GP2 malgré son intégration dans des équipes réputées.
Il est par contre nombre de déceptions parmi lesquelles on peut citer Kovalainen qui ne s’est pas sorti des difficultés de McLaren et de la cohabitation avec Hamilton …
Fisichella, après une course superbe à Spa avec la Force India qui donnait un éclairage élogieux sur sa saison, a profondément sombré au volant de la Ferrari de Massa au point de ponctuer sa collaboration par une dernière place sur la grille du dernier GP.
Bourdais, qui n’a pas terminé la saison , dominé trop souvent par Buemi.
Piquet qui a souffert de la comparaison avec Fernando…tout comme Grosjean.
Pour la meilleure écurie , il semble impossible de ne pas citer Brawn GP car c’est en toute logique qu’ils ont été couronnés tant aux pilotes qu’aux constructeurs. Ce n’est pas le tout de connaitre la recette pour réussir une bonne saison mais l’équipe de Ross Brawn l’a parfaitement concoctée en 2009 : la performance de leur voiture a été impressionnante d’entrée, leur fiabilité d’excellent niveau, la gestion de leurs courses globalement clairvoyante, et leur réaction suite à un passage à vide en cours de saison digne d’une belle équipe. C’est du beau travail qui ne demande maintenant qu’à être confirmé en 2010.
Le triste trophée de l’écurie la plus décevante revient largement à Renault qui, malgré le talent d’Alonso au volant, n’a été capable d’atteindre qu’une fois la plus petite marche du podium et a infligé un score vierge aux successifs deuxièmes pilotes (Piquet puis Grosjean). Elle n’a ainsi collecté que 26 points, ce qui la relègue à une indigne 8e place aux constructeurs . Ceci alors que, depuis son retour en 2002, elle n’avait jamais fait moins bien que 4e . Le scandale qui l’a éclaboussé au titre du GP de Singapour 2008 lui rendant la saison encore plus dommageable sur son image et difficile à supporter pour ses fidèles.
Heureusement que le moteur du Losange a été une grande source de satisfaction en ayant la salvatrice possibilité de démontrer ses qualités dans les Red Bull, les propulsant vers pas moins de 4 superbes doublés, sinon cette année aurait pu être dramatique pour l’avenir.
Pour les circuits, c’est avec plaisir que j’ai revu des F1 évoluer sur le si beau et sélectif tracé de Suzuka . En espérant que les accidents qui s’y sont produits ne lancent pas une campagne de modifications importantes au point de l’aseptiser.
Comme toujours, des images émotionnelles matérialiseront dans la mémoire cette saison . Pour ma part, j’ai beaucoup aimé la vision d’un Mark Webber après sa victoire méritée et acquise avec acharnement en Allemagne et, à l’opposé, ne pense pas oublier de si tôt celle d’un Massa perdant le contrôle de sa Ferrari en Hongrie , ceci à l’étonnement général avant d’en découvrir la raison quasi incroyable par les images de caméra embarquée.
En conclusion, ce fut une belle saison qui impose aux équipes qui ont occupé le devant de la scène de confirmer en 2010 et à celles qui l’ont perdu de s’y refaire une place sous peine, pour les plus grosses, d’y perdre leur crédibilité et leur standing.
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